Importer depuis la Chine peut sembler assez simple sur le papier.
Trouver une usine.
Négocier un prix.
Passer la commande.
Organiser le transport.
En réalité, les choses sont rarement aussi simples.
Un fournisseur peut mal comprendre une exigence technique. Un devis peut ne pas inclure tout ce que le client attend. Un échantillon peut sembler conforme au premier regard, mais nécessiter encore quelques ajustements avant de lancer la production.
Et une fois les marchandises prêtes, il faut encore gérer les documents d’exportation et toute la partie logistique.
Récemment, nous avons accompagné un client européen tout au long de ce processus.
Nous ne pouvons pas communiquer le nom du client ni certains détails du projet, mais ce projet illustre assez bien notre rôle lorsque nous accompagnons une entreprise européenne dans ses achats en Chine.
Tout commence par bien comprendre le besoin du client
Notre première discussion ne portait pas sur le prix.
Elle portait sur le produit.
Nous devions d’abord comprendre précisément ce que le client souhaitait acheter et, surtout, pourquoi il en avait besoin.
Nous avons donc étudié les caractéristiques du produit, les exigences techniques, les quantités envisagées ainsi que le marché auquel il était destiné.
Certaines exigences étaient déjà clairement définies. D’autres ont dû être précisées avant de contacter les fournisseurs.
Cette étape peut sembler évidente, mais elle permet souvent de gagner beaucoup de temps par la suite.
Une usine ne peut établir un devis réellement pertinent que si elle comprend précisément ce qu’on lui demande de fabriquer.
Et si plusieurs fournisseurs interprètent différemment une même demande, comparer leurs prix n’a plus beaucoup de sens.
Avant de commencer la recherche, nous avons donc pris le temps de bien cadrer le projet.
Trouver la bonne usine ne se résume pas à faire une recherche
Une fois les besoins définis, nous avons commencé à rechercher des fabricants adaptés en Chine.
L’objectif n’était pas simplement de trouver une usine capable de fabriquer un produit similaire.
Nous cherchions des fournisseurs réellement adaptés au projet, notamment en termes de :
- expérience sur le produit ;
- capacités de production ;
- maîtrise des exigences techniques ;
- volumes de commande envisagés ;
- niveau de qualité ;
- expérience à l’export.
Nous avons contacté plusieurs fournisseurs et comparé leurs réponses.
Les différences sont apparues assez rapidement.
Certaines usines étaient capables de fabriquer le produit, mais n’avaient pas suffisamment d’expérience sur ce type de projet.
D’autres avaient les compétences techniques nécessaires, mais correspondaient moins bien aux volumes ou aux exigences du client.
Le prix faisait bien entendu partie des critères de comparaison.
Mais ce n’était pas le seul.
Pour ce projet, le bon fournisseur n’était pas simplement celui qui proposait le prix le plus bas. C’était celui qui pouvait répondre aux exigences du client de manière fiable.
Le premier échantillon n’est pas la fin des échanges
Une fois le fournisseur sélectionné, nous sommes passés à l’étape suivante : nous assurer que l’usine et le client parlaient bien du même produit.
L’échantillonnage a joué un rôle important.
Le client a pu examiner l’échantillon et nous transmettre ses remarques. Nous avons ensuite échangé avec l’usine afin de clarifier les différents points à modifier ou à ajuster.
Cette phase peut parfois demander plusieurs allers-retours.
Un détail technique qui paraît évident pour l’acheteur peut être compris différemment par le fabricant.
Une petite différence au niveau des dimensions, des matériaux, de la finition ou de l’emballage peut devenir un vrai problème si elle n’est pas corrigée avant le lancement de la production en série.
C’est justement pour cette raison que nous préférons régler ces questions au stade de l’échantillon.
Il est beaucoup plus simple de modifier un échantillon que de faire corriger plusieurs milliers de pièces déjà produites.
Une fois la production lancée, notre travail continue
Après validation de l’échantillon et des spécifications, la production a pu commencer.
Mais notre travail ne s’est pas arrêté là.
Nous sommes restés en contact avec l’usine et avons suivi l’avancement de la production.
Lorsqu’un fournisseur avait une question technique, nous l’avons clarifiée avec le client.
Lorsque le client souhaitait confirmer un détail, nous sommes retournés vers l’usine.
L’objectif était simple : s’assurer que tout le monde travaille à partir des mêmes informations.
C’est particulièrement important lorsque le client et le fournisseur se trouvent à plusieurs milliers de kilomètres l’un de l’autre, avec des habitudes de travail et une langue de communication différentes.
Dans ce type de projet, un petit malentendu peut rapidement devenir un problème plus important.
Contrôler la qualité avant que les marchandises ne quittent la Chine
Avant l’expédition, nous avons organisé un contrôle qualité afin de vérifier les produits finis par rapport aux exigences qui avaient été validées.
L’objectif d’un contrôle n’est pas de chercher des problèmes à tout prix.
Il s’agit surtout de vérifier que ce qui va quitter l’usine correspond bien à ce que le client a commandé.
Selon le projet, cela peut notamment inclure le contrôle des quantités, des dimensions, de l’aspect, de l’emballage et des autres spécifications convenues.
Lorsqu’un point doit être corrigé, il est beaucoup plus simple de le régler avec l’usine tant que les marchandises sont encore sur place.
Une fois le conteneur parti de Chine, les possibilités d’intervention deviennent forcément beaucoup plus limitées.
Vient ensuite la partie logistique
Une fois la production terminée et les marchandises prêtes, nous avons pu organiser leur expédition.
Mais organiser un transport ne consiste pas simplement à réserver un conteneur.
Nous avons coordonné les différents intervenants pour le transport et les documents d’exportation, puis suivi l’expédition jusqu’à la livraison.
Pour le client, cela signifiait qu’il n’avait pas à gérer séparément l’usine, le contrôle qualité et les différents acteurs de la logistique.
Il avait un interlocuteur unique en Chine pour suivre l’ensemble du projet.
C’est l’un des avantages concrets d’un accompagnement local.
Lorsqu’une question se présente, il n’est pas nécessaire d’attendre plusieurs échanges d’e-mails entre l’Europe et la Chine.
Quelqu’un est déjà sur place pour s’en occuper.
Qu’est-ce qui a fait la différence sur ce projet ?
Avec le recul, il n’y a pas eu une seule action qui a permis de faire aboutir le projet.
C’est plutôt l’ensemble de ces petites étapes qui a fait la différence.
Les besoins ont été clarifiés avant de contacter les fournisseurs.
Les usines ont été comparées sur plusieurs critères, et pas uniquement sur le prix.
L’échantillon a été validé avant le lancement de la production.
Les questions techniques ont été traitées au fur et à mesure.
La qualité a été contrôlée avant l’expédition.
Et la logistique a été préparée avant que les marchandises ne soient prêtes à quitter l’usine.
Pris séparément, aucun de ces points n’est particulièrement compliqué.
Le véritable enjeu est de faire en sorte que tout soit fait au bon moment.
Importer depuis la Chine, ce n’est pas seulement trouver une usine
Ce projet illustre bien notre manière de voir le sourcing.
Trouver une usine n’est que le début.
Un projet d’importation réussi depuis la Chine repose aussi sur des spécifications claires, une bonne communication, un suivi de production sérieux, un contrôle qualité et une logistique bien organisée.
Pour une entreprise européenne qui se lance pour la première fois dans les achats en Chine, gérer tous ces aspects à distance peut rapidement devenir compliqué.
C’est justement là que nous intervenons.
Chez Eurasia Consultis, nous accompagnons les entreprises européennes dans leurs projets de sourcing et d’importation depuis la Chine. Nous les aidons à échanger avec les fournisseurs, à comparer les différentes options, à suivre la production et à coordonner les différentes étapes du projet.
L’objectif n’est pas de rendre le sourcing plus compliqué.
Bien au contraire.
Notre rôle est de simplifier le processus pour le client, tout en gardant un œil sur les détails qui comptent.
Car lorsque les marchandises arrivent finalement en Europe, le meilleur scénario est souvent le plus simple :
Les produits correspondent à ce qui avait été prévu, la livraison se déroule comme prévu et il n’y a pas de mauvaise surprise à l’arrivée.
